Jeu serré
La masse de travail a fournir a rarement été aussi lourde! Le deuxième concours blanc commence dans une semaine pile-poil j'avoue ne pas avoir eu vraiment le temps de m'y investir. Par ailleurs le concours de Sciences-Po Lyon m'oblige à lire un essai de Rapahaëlle Branche sur l'historiographique et les réactions sociales pendant et après la guerre d'Algérie. 400 pages. Mais le jeu en vaut la chandelle: je trouve que l'histoire contemporaine est entourée d'un halo exaltant, empreint d'un certain lyrisme.
Khâgnes. Sciences-Po. Rien que ça. Et ne pas tellement oublier de vivre.
Autant dire c'est presque impossible. Le bac et les concours blancs jusqu'ici ne m'en demandaient pas tant. Etrangement le stress me saisit encore moins que pour le premier. Je vis tout cela dans un détachement profond. Pour l'instant du moins. D'ailleurs le travail que je fournis ces temps-ci à la maison me satisfait. Je découvre enfin Baudelaire dans Les petits poèmes en prose, tout en feuilletant les Fleurs du Mal. Passionnant. Dévorant. Fascination, mêlée de crainte aussi.
Enfin je trouve la force de me projetter au delà de ce mois de mars affreux. Les douceurs de l'été viennent même effleurer mes pensées lointaines.
Concrétisation

Voici quelques photos prises avec mon petit numérique. J'essaye de faire transparaître une partie de l'âme de la ville qui correspondait un peu à l'image que je m'étais crée en cours de géographie. L'héritage de l'ex-Urss est encore très prègnant. Entre quelques immeubles pittoresques du centre-ville se dressent des cubes metalliques saugrenus qui, par leur banalité, s'effacent presque aux yeux du touriste. Le froid là-bas ne semble gêner personne. Personnellement, je l'ai accueilli d'un oeil bienveillant car il contribuait à donner une pointe de magie à l'atmosphère. En hiver d'ailleurs, il est tel que le golfe de Riga ou coule la mer Baltique et la Daugava sont complètement gelés (voir photos). Des éléments de société de type occidentale sont déjà parfaitement implantés dans le paysage: supermarchés, gratte-ciels, cinémas, restaurants etc. Malgré son rayonnement certain dans l'espace des pays baltes, la ville est assez pauvre en hauts-lieux touristiques et semble encore fermée à ce marché potentiel. Les nombreux travaux çà et là laissent à penser que la vie se développe en misant sur le développement de ses infrastructures. Enfin le population est froide! Peu ouverte, renfermée, non disposée à renseigner, sans trop faire de généralités toutefois, l'habitant de Riga reste intime dans la rue. Paraît-il que non dans des cadres plus privés.
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Au secours : je recherche un hébergement sur Lyon du 10 au 11 mars pour passer le concours de l'IEP (je me cherche...je me cherche)
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Et les Tophos :
Clic-Clac l'aventure
Alors voilà. La khâgne c'est chouette intellectuellement. On lit. On surligne. On essaye de disserter. De percevoir des fragments de vérité. De comprendre les agencements complexes des méta-structures. De se confronter aux grands Génies. On a aussi tendance à la mettre sur un piédestal, à s'enflammer, comme maintenant. Bref, si tout cela s'opère dans le monde intérieur de l'esprit, il est aussi utile d'orienter tout cela vers la praxis...
...J'ai déjà parlé de mes harengs de la Baltique [au programme de l'ENS] auxquels je tiens tant. Je vais sûrement pouvoir les contempler enfin dans le blanc des yeux, et leur exprimer mon admiration pour le rôle qu'ils occupent dans l'économie Baltique. Je pars à Riga (Lettonie)! Ouep! Avec quelques personnes de l'hypo et une super prof de géo. Voyage instructif. Voyage de plaisir.
Puis re-Allemagne. Encore. A Essen. Prima. Qui sait, peut-être vais-je progresser cette fois-ci?
Si je trouve quelques cyber-cafés, j'essayerai de mettre quelques photos en temps réel et raconter mes quelques impressions. Bonnes vacances.
En attendant...
