1.7.06

Bilan année 0

Ca fait longtemps tiens que j'avais pas écrit. Je me creuse la tête. Les idées d'articles concernant ce blog s'envolent. C'est presque fini. Plus de prépa, plus d'hyblokhagne. Logique. Restent quelques petites choses, que j'aimerais raconter. On y va.

Il y a un an jour pour jour. Je m'en souviens. L'irrépressible envie de tirer des bilans. Bilan 1. Bilan 2. Bilan 8. Ca finissait jamais. Tous concernaient l'hypo et les transfomations ressenties. Un an. Je m'en souviens. Ils étaient huit petits bilans, tout mignons, classés rigoureusement. Je les lis et évidemment j'en ris. Allez, chiche, je vais me citer. Oui oui ça fait chic et prétentieux mais la différence va vous sauter aux yeux.

"Car je commencerai par un bilan intellectuel, puis relationnel et enfin ontologique. Je pense écrire en tout six/sept articles qui j'espère pourront vous faire apprécier tous les changements survenus." (tiré d'hybloghagne)

Quel esprit guindé. Non mais tu t'entends Pierre. Je sais on ne dénigre pas le passé, c'est ridicule. Mais quand même. Bilan intellectuel, relationnel. Et cerise sur le gâteau bilan ontologique. T'es pas haut comme trois pommes et tu oses employer cet adjectif dont tu n'as pas idée. Douloureux de se lire retrospetivement. La raison la voilà. La grande différence, cette année, c'est que je ne veux pas faire de bilan. De toute façon j'y arriverais pas. L'année est passée. Quelques brins d'air qui chatouillèrent ma peau. Tout simplement. Trop simplement. Pas de Révélations, pas de Révolutions. Une année carrée. Les cercles disparus. Il me semble que si on compare les articles, ceux d'Hyblokhagne sont moins pétillants, moins effusifs. Une année scolaire.

Et puis. Zut! Dresser des bilans. J'aurai le temps de changer mille fois d'ici-là. Pierre 3, Pierre 524. Absurdité des bilans. Peindre un caméléon et se dire Oh voici Le Caméléon.


***


Il y un grand jeu retransmis à la télé ce soir. Ca s'appelle le foot. Il paraît qu'on s'en enivre. Klaxons trompettes Hourras. Même que la France joue.
Il y a un grand asticot allongé sur son lit ce soir. Il s'appelle Pierre. Il doit sûrement se préparer pour l'année prochaine. Cicéron Catilina O nos beatos. Même qu'il s'amuse, à plancher à c't heure-là.

***


Je cherche le mot de la fin. Il ne vient pas. Ne pas chercher. Laisser venir. Promis, on ne se quitte pas comme ça.




4 Comments:

At 11:41 PM, Anonymous Anonyme said...

Pierre, je tiens a te dire que ce fut un plaisir de te lire durant tes deux annees de prepas.
Merci de nous avoir fait partager tes doutes, tes envies, etc.
Ce que je t'ecris est vraiment d'une platitude a en mourir mais bon!

Si tu ne renouvelles pas l'aventure blog -et meme si tu la renouvelle d'ailleurs', sache que Dimitri et moi peuvent servir de guides si l'Irlande te tente.
Allez Pierre, a bientot pour un prochain post, peut-etre ton dernier.
Prend soin de toi !

 
At 11:28 AM, Anonymous Anonyme said...

Je te lis depuis plus d'un an, et n'ayant aucun commentaire à mon actif sur ce blog, je me dis que c'est maintenant ou jamais ! Je te remercie donc pour tous ces billets, dans lesquels je ne me suis pas souvent retrouvée mais qui m'ont fait sourire. J'ai eu un grand plaisir à lire ce blog et le précédent, et te souhaite une bonne continuation.

 
At 11:25 PM, Blogger Pierre said...

@ V : Merci bcp. je pense continuer de toute façon l'année prochaine. C'est presque fatal. Une fois commencé on ne s'en sort plus. Je peux quand même venir en Irlande ? ;)

@ C : j'adore quand les lecteurs se dévoilent à la fin. Ca remet en cause le rapport de soi-même avec ce qu'on publie.

 
At 11:34 PM, Anonymous Anonyme said...

C'est super que tu continues!
Si tu veux venir a Dublin, pas de probleme! L'invitation est lancee!

 

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