Tripartition du temps

Cette année j'ai la chance d'avoir le choix entre trois calendriers pour me repérer dans le temps. Ca me donne presque l'illusion d'être tout puissant et de nommer à ma guise un concept si redouté. Le calendrier julien (celui que nous utilisons au quotidien), le calendrier révolutionnaire et enfin le calendrier khâgneux (!).
Le choix a d'abord lieu dans les copies d'histoire: quand la Convention a adopté le 24 novembre 1793 le calendrier républicain, les mois se transformèrent en décades, portant alors des noms charmants que vous connaissez sûrement (pluviose, ventôse, brumaine, vendémaire etc). Mais à notre plus grande joie les manuels conservent les deux types de date; sauf pour les grands évènements comme le 18 brumaire où la date est consacrée, libre à nous de retenir celle qui présente le plus de facilités pour les autres. Ainsi selon mon humeur, révolutionnaire ou vieux réac' je choisis l'une ou l'autre.
Le second choix est plus inconscient et a lieu au quotidien. Je m'en suis rendu compte aujourd'hui. Je gémissais, arguant que notre programme de révisions était beaucoup plus lourd car nous étions déjà à la fin de l'année. Mon interlocuteur s'exclame. Quoi? Il neige sur toute la France et tu es déjà à la fin de l'année? Sur quelle planète tu vis mon vieux! On s'en rend peu compte mais le calendrier khâgneux c'est quelque chose! Dès que la Déesse toute-puissante Normale Sup fixa une date pour le concours, le Temps soumis se mit à graviter autour d'elle. Ainsi naquit le mythe. Du coup, à moi d'adopter ma mesure du temps selon la personne en face de moi, qui me comprendras plus ou moins bien.
Il resterait un troisième choix mais je n'ai pas poussé la subtilité si loin: m'amuser à convertir le calendrier khâgneux en calendrier révolutionnaire. Bien hélas je n'ai pas le temps!
Le choix a d'abord lieu dans les copies d'histoire: quand la Convention a adopté le 24 novembre 1793 le calendrier républicain, les mois se transformèrent en décades, portant alors des noms charmants que vous connaissez sûrement (pluviose, ventôse, brumaine, vendémaire etc). Mais à notre plus grande joie les manuels conservent les deux types de date; sauf pour les grands évènements comme le 18 brumaire où la date est consacrée, libre à nous de retenir celle qui présente le plus de facilités pour les autres. Ainsi selon mon humeur, révolutionnaire ou vieux réac' je choisis l'une ou l'autre.
Le second choix est plus inconscient et a lieu au quotidien. Je m'en suis rendu compte aujourd'hui. Je gémissais, arguant que notre programme de révisions était beaucoup plus lourd car nous étions déjà à la fin de l'année. Mon interlocuteur s'exclame. Quoi? Il neige sur toute la France et tu es déjà à la fin de l'année? Sur quelle planète tu vis mon vieux! On s'en rend peu compte mais le calendrier khâgneux c'est quelque chose! Dès que la Déesse toute-puissante Normale Sup fixa une date pour le concours, le Temps soumis se mit à graviter autour d'elle. Ainsi naquit le mythe. Du coup, à moi d'adopter ma mesure du temps selon la personne en face de moi, qui me comprendras plus ou moins bien.
Il resterait un troisième choix mais je n'ai pas poussé la subtilité si loin: m'amuser à convertir le calendrier khâgneux en calendrier révolutionnaire. Bien hélas je n'ai pas le temps!

3 Comments:
"Le site ferme une heure après la fermeture des manèges."
ou
"L'ENS ferme une heure après deux années de classe prépa qui vous donnent le tournis."
;-D
Seigneur, plus que si peu de temps ( ça ne s'évalue pas, déjà en septembre nous étions en retard) et nous n'avons pas commencé Genet!
bonjour, je viens de découvrir cet excellent blog conseillé part l'une de mes camarades de khâgne. Je ne peux m'empêcher d'ajouter que,outre une vision déformée du temps, l'ens nous offre une vision déformée de la réussite: le but de cette année n'est pas d'avoir l'ens (0.5% d'admis...!) mais de réussir à FINIR l'année !c'est marrant finalement de passer un concours qu'on est sûr de ne pas avoir.
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