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On redécouvre des choses plaisantes pendant ses révisions. Dans les Lettres philosophiques, Voltaire répond longuement, dans la XXVe lettre, à quelques propos de Pascal tirés des Pensées. A chaque fois s'opposent clairement deux visions de l'homme, du monde, de l'homme par rapport au monde. Notamment celle-ci, qui m'amuse beaucoup:
"XXV. Ce n'est pas être heureux que de pouvoir être réjoui par le divertissement; car il vient d'ailleurs et de dehors; et ainsi il est dépendant, et par conséquent sujet à être troublé par mille accidents qui font les afflictions inévitables.
Réponse de Voltaire: Celui -là est actuellement heureux qui a du plaisir, et ce plaisir ne peut venir que de dehors. Nous ne pouvons avoir de sensations ni d"idées que par les objets extérieurs, comme nous ne pouvons nourrir notre corps qu'en y faisant entrer des substances étrangères qui se changent en la nôtre."
Alors? Qui est le plus convaincant? Rigolons un peu. Je soutiens cette fois-ci Pascal, ce "misanthrope sublime". Ce divertissement dont il parle, d'ailleurs toujours d'actualité, si l'on s'y accroche, se révèle vite source de maux, de déceptions tant ses aléas désavouent les aspirations de l'homme à la constance. Il est d'ailleurs facile de voir que cette dépendance influe sur la vision que peut se faire l'homme de lui même. Je suis dépendant donc fini, alors je reste dans le divertissement, qui est à ma ma mesure. Le divertissement soulage, et à la différence du loisir, je pense qu'il n'est peut être véritablement fin en soi. Deuxième point: Voltaire semble pousser à l'extrême la doctrine sensualiste. Si nos sensations et nos idées semblent ne nous venir que de l'extérieur -ce qu'il faudrait encore démontrer- le problème n'est pas tant de connaître leur origine que de savoir ce qu'elles deviennent à l'intérieur, les représentations variées que nous pouvons en faire, l'alchimie secrète opérée, et la vision du monde personnelle qu'elle induit par rétro-action. Hélas ces réflexions restent futiles. Le terme de bonheur n'est pas défini. Voltaire semble simplissimement l'associer au plaisir, piètre définition. On peut l'entendre de mille manières, il faudrait alors recentrer le débat.
Alors, Voltaire ou Pascal?
"XXV. Ce n'est pas être heureux que de pouvoir être réjoui par le divertissement; car il vient d'ailleurs et de dehors; et ainsi il est dépendant, et par conséquent sujet à être troublé par mille accidents qui font les afflictions inévitables.
Réponse de Voltaire: Celui -là est actuellement heureux qui a du plaisir, et ce plaisir ne peut venir que de dehors. Nous ne pouvons avoir de sensations ni d"idées que par les objets extérieurs, comme nous ne pouvons nourrir notre corps qu'en y faisant entrer des substances étrangères qui se changent en la nôtre."
Alors? Qui est le plus convaincant? Rigolons un peu. Je soutiens cette fois-ci Pascal, ce "misanthrope sublime". Ce divertissement dont il parle, d'ailleurs toujours d'actualité, si l'on s'y accroche, se révèle vite source de maux, de déceptions tant ses aléas désavouent les aspirations de l'homme à la constance. Il est d'ailleurs facile de voir que cette dépendance influe sur la vision que peut se faire l'homme de lui même. Je suis dépendant donc fini, alors je reste dans le divertissement, qui est à ma ma mesure. Le divertissement soulage, et à la différence du loisir, je pense qu'il n'est peut être véritablement fin en soi. Deuxième point: Voltaire semble pousser à l'extrême la doctrine sensualiste. Si nos sensations et nos idées semblent ne nous venir que de l'extérieur -ce qu'il faudrait encore démontrer- le problème n'est pas tant de connaître leur origine que de savoir ce qu'elles deviennent à l'intérieur, les représentations variées que nous pouvons en faire, l'alchimie secrète opérée, et la vision du monde personnelle qu'elle induit par rétro-action. Hélas ces réflexions restent futiles. Le terme de bonheur n'est pas défini. Voltaire semble simplissimement l'associer au plaisir, piètre définition. On peut l'entendre de mille manières, il faudrait alors recentrer le débat.
Alors, Voltaire ou Pascal?

5 Comments:
Voltaire est également opposé la mollesse aussi, le libertinage abusif... il le dit dans une autre de ses lettres (XXVe si je ne m'abuse) où il reprend mot pour mot les formules de Pascal, ses métaphores et ses comparaisons.
PASCAL !
Y a pas photo.
Et pas y a justifier. Voltaire et la métaphysique... hein, bon... Vous voyez c'que j'veux dire.
Bon courage pour le concours, Pierre.
Sur cet article, je suis plutôt du coté de Pascal... :-)
Bon j'ai du soutien pour Pascal, j'en suis charmé! Concours demain aux aurores!
Roger ici? incrédible
bon pour cette fois va pour pascal,mais tout d même "l'homme est né pour l'action comme le feu blabla bla j'ai oublié la suite" c'est la classe aussi
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