Ze défi
Y a quelque chose de fantastique cette année: on a des trous. Gigantesques. Impressionants. Des trous sans travail, seulement de l'exercice de fond à fournir de temps en temps.Et là je suis dans un de ces trous. Assez profond. Je n'ai plus de travail pendant trois semaines.
Ainsi je suis en mode simulation-fac. Pas de contraintes, tout dans l'effort régulier et volontaire. C'est un piège gros comme le monde. Terrible en moi l'idée de faire un break et de lire, regarder des films, tout faire sauf ce qui a trait à la prépa. Profiter que mes neurones soient à peu près jeunes et vigoureux pour assimilier ce qui me plaît.
Non non! Ne pas y songer. Travailler le fond. Appronfondir les matières. C'est la seule occasion. Oui. Approfondir. Lire des articles d'allemand pour le plaisir, lire Hannah Arendt qui semble incroyable, relire Voltaire, apprendre du vocabulaire. En fait je n'ai pas de quoi m'ennuyer.
Et pourtant les démons du loisir si proches: une fête prévue mercredi soir, un concert dans ma petite ville un peu après, quelques films interessants dans le cinéma alternatif de Montparnasse.
Je ne crache pas sur ma liberté, ma dulcinée. Mais on ne se rend pas compte elle est difficilement domptable.

4 Comments:
Grâce à tes "neurones jeunes et vigoureux", je suis sûr que tu pourras approfondir le travail pour la prépa et te cultiver par ailleurs; et si te cultiver (et pourquoi pas te détendre) permettait d'approfondir aussi ton travail de prépa ?
La liberté peut en effet être difficile à maitriser, j'en ai rapidement fait le constat le mois dernier en commençant mon doctorat... Prochaine échéance : la défense de ma thèse, dans trois ans !
Et d'ici-là, je m'organise un peu comme je veux. Je peux venir travailler au labo, mais je peux aussi régulièrement rester travailler à la maison. Je peux passer un mois à faire de la recherche pure, ou au contraire ne plancher que sur des articles et des conférences.
Bien sûr, chaque année, il faut que je justifie suffisamment de travail pour entamer la suivante, mais c'est vraiment la seule contrainte. C'est génial, mais c'est aussi très dangereux.
Du coup, j'ai opté pour une organisation relativement stricte : chaque lundi matin, je me pose des objectifs, et le vendredi soir, je fais le point. Pour l'instant, ça marche plutôt bien.
Et puis comme je suis le responsable de ce programme hebdomadaire, je suis quand même très libre. Le seul intérêt est d'éviter, par exemple, que le mercredi soir je me dise "pfff, je suis hs, et je n'en suis qu'au début, donc je ne suis pas à un jour prêt... demain je suis off". :)
Oui la culture permet d'approfondir, c'est sûr, voire de donner goût. C'est d'ailleurs ce qui a sauvé et motivé mon Hk.
Ah la liberté! Une épée de Damoclès finalement
ben moi je ne peux pas me mettre en semi pause, c'est relativement horrible en ce moment! tue le mossieur du cinéma alternatif pour moi s'il te plait, je le retiens celui la... lol bonne chance, continuation... bref, tout quoi ;-)
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