18.9.05

S'interesser

Il y a quelques instants se déroulaient les élections législatives en Allemagne. Or je suis en khâgne allemand. C'était donc un devoir de m'y interesser. Chose dite chose faite.

Oui oui. J'ai eu la chance d'avoir une entrée à l'ambassade d'Allemagne. Je me suis dit: ouah le déroulement des élections en direct & avec des frissons ça vaut la peine. Je n'ai pas été déçu. J'arrive. Mes yeux flashent sur un plateau de bières. Pas mauvais. C'est bien de faire de l'allemand! Et je commence à regarder le grand écran. La chaîne principale allemande.

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Merde. Je m'aperçois que je comprends les trois premiers mots et après plus rien. Du flou. Quelques réminiscences par-ci par-là. Des bouts de phrase que je chope, je fais le tri et je ne comprends qu'un dixième. Les gens rigolent autour de moi quand il faut rire. Normal, ils sont allemands.

Et j'observe minutieusement ceux qui m'entourent. Tous propres comme des sous neufs. Costards. Coiffés. Guten Abend meine Dame. C'est tout un monde la politique. Je suis excité d'être là. Peut-être la première chancelière allemande sous mes yeux ébahis. Encore mieux que de serrer la main à Bismarck. Je vis l'Histoire. Et je me sens spectateur tout puissant bien que passif.

Mes études. M'entraîneront dans ce petit cercle bercé par les toasts au saumon et l'insouciance immatérielle?

Vers la fin je parle avec une dame allemande. En français cependant. Mais n'empêche. Elle vient de ce pays voisin, proche géographiquement mais qui me fascine culturellement. Et ça j'adore. Parler avec des allemands. Je me m'évade. Ca me rapelle mes souvenirs. En troisième j'étais à Lüneburg. Et avant, plus jeune, à Munich. Cette expérience intime de l'Allemagne me motive pour ma khâgne. Je bosse quelque chose que j'ai vécu.

Je n'ai aucune idée de ce que je veux faire plus tard. C'est bien aussi pour ça la prépa.